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eriizustrations

fouriiiiiiiiiiiiiirr

Je décide de laisser passer le bus et de marcher jusqu’à l’arrêt suivant, ainsi ma cigarette peut être fumée entièrement et mes idées s’organisent dans ma tête.

L’état de fatigue du jour trouve un juste équilibre : les émotions me sont accessibles directement, sans rationaliser. Le bilan est sensible et heureux.

Soupiiiiirr

J’ai, pour la deuxième fois de la semaine, laissé mon esprit se dédoubler : ai-je vraiment rêvé ces moments que j’ai l’impression d’avoir déjà vécus?

Dans mon rêve, Wakako avait-elle les cheveux si longs? Affichait-elle un sourire qui ne laisse présumer à personne que, peut-être, elle est déjà nostalgique de ce qu’elle a pu vivre en France?

Le tableau noir était-il si proche de mon visage lorsque je l’ai effacé? Pourtant, je n’ai pas rêvé ce nuage de craie en suspension dans l’air, en reposant le chiffon.

Ces doutes se dispersent aussi vite qu’un gramme de craie dans l’espace : je suis devant ce mur à quelques mètres de l’arrêt de bus, dont JS m’a parlé hier soir. Je ne peux pas m’empêcher de repenser à Mathieu me décrivant, avec le talent et l’humour de Gad Elmaleh, le jour où ils l’ont peint. Les litres de rhum ingurgités. Le portrait arrangé.

Fouriiiiirr

J’ai maintenant de quoi me rassurer : ce bout de mur a une histoire qui n’est pas un rêve, mais une épopée, et passant devant tous les jours pour aller travailler, je saurai comment me donner le souriiiiirr.

One Response to “ fouriiiiiiiiiiiiiirr ”

  1. Claire

    Coucou!
    Je regrète de ne pas pouvoir venir mater des almodovar chez toi cette semaine.. J’ aimerais biennnnn, mais je manque de temps. Peut etre dimanche si tu n’es pas trop occupée?
    Bisouuuus

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