Je connais cet endroit intime. Je suis souvent passée devant sa porte d’entrée, les samedis matins déserts, choisissant cet itinéraire pour m’autoriser une diversion avant le travail.

Je connais cet endroit amical. J’ai souvent regardé par sa fenêtre, imaginant quelle pouvait être la vie précédente de la passerelle. Et quelle passerelle avait-il prise pour se retrouver ici.

Je connais cet endroit secret. Was ist das?

Je reconnais les empreintes, qu’ici il a laissées. Pensant à cela, je me demande s’il a laissé les petits cailloux blancs qui mènent jusque chez lui. Pensant à cela, mon esprit se déplace déjà en rêve, ailleurs.

Je ne connais pas cet endroit, ailleurs. Mais je sais qu’ici il nous a confié les clés pour qu’on puisse l’y retrouver.
Tof, je te donne rendez-vous en juillet, probablement le 10, dans ton nouveau chez toi…
Le paysage se déplaçait derrière la vitre de la 2CV. La buée le rendait flou.
Mon regard ne savait pas où se fixer. J’ai alors regardé mes émotions.
Elles étaient si fortes que je n’ai pu que pleurer.
- Mais que t’arrive-t-il? me dit mon père.
- C’est la musique. Elle est belle, et triste! lui ai-je répondu.
J’avais 4 ans. Prélude d’une rencontre avec le son. Le coeur qui bat la sarabande.
Comme pour beaucoup de personnes, certains sons me rapprochent d’un temps passé, mélopées réveillant l’émotion de mon enfance, sans bémol, sans trémolos.
D’autres confirment l’émotion présente, l’enrobent de justesse. Points d’orgues à l’instant présent, font vibrer la corde sensible.
Et d’autres encore me font faire un bond vers l’avant, donnent le LA des moments à venir.
Les sons se jouent du temps qui s’écoule, partitionnent les moments et donnent la clé, égrennent des gammes tantôt ascendantes, tantôt relatives - majeures - mineures.
C’est pourquoi aujourd’hui il va de l’évidence, la création de la catégorie erimuziic, pour partager avec vous mes voyages musicaux…

Bien que ma journée d’hier ait été vécue comme une autre, en recensant certaines de ses anecdotes je me rends compte qu’elle était différente.
J’ai acheté toutes les douilles à vis de chez habitat parce qu’elles étaient à moitié prix.
J’ai échangé des idées sur la communication non verbale avec un coiffeur, et ce en parlant très peu.
C’est mon assureur qui m’a payé le resto .
La guichetière de la poste a voulu me vendre 6 timbres pour totaliser 84 centimes, alors qu’il existe un timbre à 86 centimes. Elle n’a pas compris que je postais 12 lettres et ne voulais pas passer la nuit à coller des timbres.
Le feuilleté aux pommes est devenu une tarte à l’ananas. Ou à l’orange?
“La tête de moine c’est le kebab du fromage”, me dit-il.
J’étais assise pendant deux heures à côté d’un objet qui figure dans le livre des records.

De quoi sera faite ma journée d’aujourd’hui? Probablement que j’irai louer le film “La vie est un miracle“.
- je crois que mes résolutions pour 2008 sont déjà au placard…
- ben tu sais ce qu’il te reste à faire! Fais une prière et attends ta deuxième vie!
